Softball – Retour sur la Coupe d’Europe 2018

Pour la deuxième année consécutive, les Braconniers ont participé à la Men European Super Cup du 3 au 8 septembre à Prague, qui rassemblait les 18 meilleures équipes européennes. Qualifiés au profit de leur titre de champions de France, les Bracos ambitionnent une place sur le podium de la deuxième coupe (ESF) ou une participation à la première coupe(Super Cup), la « ligue des Champions » du softball masculin. Pour cela, l’équipe est renforcée par le shortstop de l’équipe D1 de baseball Larry Infante (Venezuela) ainsi que les lanceurs Liam Twigden (Nouvelle-Zelande, vainqueur de la coupe ESF en 2017), Jiri Koperny (tchèque) et Lukas Kubat (tchèque). Le receveur Nicolas Garin du club de Contes complète le roster.

La première journée oppose les montpelliérains à deux équipes de Prague, Spectrum et Tempo, toutes deux habituées de la Super Cup.

Le matin face à Spectrum, compte-tenu de l’absence de deux pièces maîtresses du lineup (Jacques Boucheron et Larry Infante arrivant en avion en début d’après-midi), les coaches préfèrent économiser les meilleurs lanceurs et font le pari de briser la discipline des frappeurs adverses en confiant la balle à Rémy Pujal. La défaite même anticipée est lourde, les Bracos s’inclinent par 17 à 2 en trois manches.

Face aux Red Fox de Tempo, les Montpelliérains envoient leur ace Liam Twigden sur la plaque qui s’avère magistral face au troisième du championnat tchèque en 2017. Mettant à profit leurs at-bat du matin face à un autre lanceur dominant, les Bracos mènent la partie 2/0 avec notamment un homerun de Larry Infante . Tempo revient à la marque en 6ème manche mais les Bracos ajoute un troisième point en début de 7ème avant que Liam ne ferme la porte.
Le bilan de cette première journée est très positif avec une victoire face à un des favoris du groupe.

La deuxième journée est placée sous le signe du Danemark et notamment des Bulls de Stenlose. Gladsaxe est le premier adversaire du jour et envoie son ace Australien sur la plaque tandis que Jiri Pokorny prend la balle pour Montpellier. La partie reste indécise jusqu’en fin de 4ème où les danois marquent par trois fois profitant de maladresses défensives héraultaises. Défaite par 6 à 0.

Dans l’après-midi, les bleus et oranges font face aux Bulls, un des favoris de la Super Cup, et envoient Lukas Kubat face notamment aux trois frappeurs néo-zélandais et Champions du Monde de l’équipe danoise. Les Bracos construisent un point dès la 1ère manche mais les danois égalisent dès leur premier frappeur sur un homerun. En début de 5ème, Larry Infante frappe un homerun colossal qui permet à Martinazzo de scorer. Auteur d’une magnifique prestation, Lukas est remplacé par Liam qui se révèle intraitable jusqu’en fin de 7ème. Le lead-off kiwi des Bulls frappe un nouvel homerun avant que Liam ne retire les deux frappeurs suivants. Le deuxième kiwi frappe à son un coup de circuit pour égaliser la partie, puis le troisième néo-zélandais de l’équipe danoise frappe un simple avant qu’un autre coéquipier, véritable danois cette fois, ne frappe un walk-off homerun. Les Bracos s’inclinent sur le fil par 5 à 3.
Cette deuxième journée laisse des regrets mais est aussi porteuse d’espoir et surtout de motivation.
Une deuxième victoire aurait été synonyme de qualification en Super Cup en cas de victoire dans le match du lendemain.

Le mercredi matin, les Bracos affrontent les belges des Bears de Berendrecht et c’est de nouveau Lukas Kubat qui prend la plaque. Le tchèque s’avère tout aussi intraitable que la veille et limite les belges à trois hits dont un homerun tandis que ses coéquipiers se déchaînent en 3ème et 4ème manche où ils marquent à quatre et sept reprises sur notamment des homerun de Twigden, Pokorny et Garin. Montpellier s’impose logiquement par 11 à 1 en quatre manches.
A l’issu de la phase de poule, les Bracos sont à égalité avec Tempo et Gladsaxe (2W/3L) à la troisième place derrière les Bulls (4W/1L) et Spectrum (5W). Au détriment des points encaissés, les Barracudas terminent cinquièmes du groupe B et sont reversés en ESF Cup avec Gladsaxe et les Bears.

Le jeudi débute la deuxième phase de la compétition avec à proprement parler la Super Cup et l’ESF Cup qui fonctionnent toutes deux sur le modèle de la double élimination, deux défaites signifient la fin de l’aventure.
Nos premiers adversaires sont les Croates de Zagreb Medvedi et la balle est confiée à Jiri Pokorny qui fait jeu égal avec son homologue et compatriote de l’équipe Croate. Les Bracos ouvrent le scorent en début de 2ème mais les croates marquent par deux fois en fin de manche, puis ajoutent un troisième point sur homerun à la reprise suivante. Les Bracos reviennent à une longueur en début de 7ème sur un triple de Twigden poussé au marbre sur un simple de Garin mais ne parviennent pas
à marquer davantage. Montpellier s’incline sur le score de 3 à 2 et brûle par la même son unique joker sans avoir jamais réussi à jouer à son niveau.

La défaite est désormais interdite et les Bracos savent qu’il leur faut remporter les trois matchs de la journée pour atteindre au moins le podium.

Les premiers adversaires sont de nouveau les Bears de Berendrecht et leur lanceur Tomas Diaz, un habitué du championnat de France et qui a mis fin à la précédente campagne Européenne des Bracos. Lukas Kubat prend la balle pour Montpellier et limite les belges à un seul hit en trois manches de travail. L’attaque Française se réveille en 2ème profitant d’erreurs belges puis se déchaîne en 3ème en marquant 11 points sur notamment deux homerun de Twigden ainsi que ceux de Boucheron et Garin. Rémy Pujal entre en début de 4ème et conclut la partie sur une victoire par 13 à 1 en quatre manches.

Les Bracos enchaînent le match suivant contre de nouveau un adversaire du premier tour, Gladsaxe. Les danois choisissent de ne pas aligner leur ace australien alors que Montpellier envoie le sien, Liam Twigden. Ce dernier se révèle à nouveau dominant et asphyxie les battes danoises, tandis que son attaque continue sur la même lancée et marquent rapidement trois points en 1ère, puis trois de plus en 2ème sur notamment un homerun à deux points d’Infante. L’entrée de l’ace australien contient les battes héraultaises mais le mal est fait. Liam ne laisse aucune chance à ses adversaires, appuyé par une solide défense et notamment celle de Larry Infante. En début de 7ème, Greg Cros frappe un solo homerun pour son anniversaire et les Bracos remportent le match 8 à 1.

Le troisième match oppose Montpellier aux Hollandais de Hoofdorp Pioneers et leur ace américain. Jiri Pokorny prend la plaque pour les Bracos qui veulent prolonger la bonne dynamique de la journée. La partie est bien plus serrée et les Héraultais doivent patienter jusqu’en fin de 3ème manche avant de faire craquer la défense batave qui commet 4 erreurs et encaisse 5 points. En début de manche suivante, c’est au tour des Bracos d’être fébriles en défense et les Pioneers en profitent pour marquer deux fois. Jiri et son homologue reprennent les choses en main et n’accordent chacun qu’un seul point dans les dernières manches. Montpellier remporte la partie 6 à 3 et se retrouve par la même parmi les trois équipes n’ayant pas perdu deux matchs, synonyme de podium.

Cette journée du vendredi représente probablement la journée la plus aboutie des Braconniers sur l’ensemble de la semaine, mais peut-être aussi de leur existence. Les Montpelliérains font face aux belges de Hoboken Pioneers pour le match d’accès à la finale. Chaque équipe envoie son ace dans un match où le vainqueur rejoint les hollandais d’Amersfoort Quick en finale. Liam Twigden pour Montpellier et Bobby Ramos pour Hoboken musèlent les battes adverses jusqu’en 5 ème manche où les belges ouvent le score sur un safety squeeze qui suffira à leur donner l’avantage. Les Bracos s’inclinent sur le plus petit score possible et terminent leur campagne Européenne à la troisième place de l’ESF Cup. Quick profite des efforts et de la fatigue des belges pour s’imposer 6 à 3 en finale. En Super Cup, les danois d’Amager Vikings prennent le dessus sur leurs compatriotes des Bulls de Stenlose en finale sur le score de 2 à 0, les belges de Braschaat Braves, vainqueurs de l’édition précédente, complètent le podium.

 

Pour une deuxième campagne européenne, les Braconniers reviennent donc auréolés de la médaille de bronze ESF Cup et terminent 12èmes sur 18 au classement général. L’équipe est passée tout près d’égaler la meilleure performance française en ESF (Pessac, 2ème en 2016) ainsi que devenir la deuxième équipe française à participer à la Super Cup (Contes en 2017). Nombreux sont les clubs qui ont pu renforcer leur alignement, relevant indéniablement le niveau de la compétition par rapport à l’année précédente grâce la tenue la semaine précédente de la Coupe Intercontinentale rassemblant la Nouvelle-Zélande (championne du Monde en titre), l’Argentine, les USA, le Japon, le Danemark et la République Tchèque. Spécialement créée à l’occasion, une équipe Europe, comptant dans ses rangs Anthony Cros, a pu se mesurer aux champions du monde qu’elle a battu 6 à 5. Anthony s’est particulièrement illustré dans ce match exhibition en retirant un courreur sur vol puis en frappant un solo homerun. Malheureusement, il s’est blessé à un doigt ce qui a nettement compromis sa participation et son niveau de performance pour la Coupe d’Europe.
Lien vers les stats des Bracos : http://competition.europeansoftball.org/2018/prague/games/mon.htm

Le mot des coaches :
Le bilan de la semaine est bien évidemment positif, pour sa deuxième participation l’équipe ramène une médaille. La couleur du métal aurait pu être différente si on avait été plus clutch dans la dernière rencontre (7 LOB), si on avait pas perdu dès la première rencontre face aux croates, si Anthony n’avait pas été blessé, si… Bref, ce qui est fait est fait et le résultat répond à l’objectif initial. Sans perdre de vue les prochaines échéances en playoffs, les gars sont plus que motivés pour l’année prochaine et comptent bien encore progresser afin de faire encore mieux, ESF ou Super Cup, ils ont hâte de se mesurer à nouveau face aux meilleurs joueurs européens, voire mondiaux.